Symx.ai, de Sudbury, lève 6 millions $ US et confie la revente de son IA industrielle à Yokohama Off-Highway Tires
Symx.ai, de Sudbury, en Ontario, a annoncé une ronde de financement de série A de 6 millions $ US (8,4 millions $) auprès d’Ascent Capital Partners, de Dallas, ainsi qu’un partenariat technologique et commercial mondial en vertu duquel l’indienne Yokohama Off-Highway Tires vendra son logiciel sous sa propre marque aux clients du fabricant de pneus, a rapporté BetaKit le 26 octobre. Entièrement en capital, la ronde a été conclue en mai et porte le financement en capital total de l’entreprise à 8 millions $ US. Symx.ai a aussi obtenu environ 6,2 millions $ en financement non dilutif des gouvernements fédéral et ontarien.
L’entreprise a vu le jour en 2008 sous le nom de Symboticware, fondée par Kirk Petroski, un vétéran de l’industrie minière qui préside aujourd’hui le conseil. Pendant environ 13 ans, elle a conçu du matériel robuste pour extraire, normaliser et transmettre les données des camions miniers souterrains. Le chef de la direction Ash Agarwal, arrivé à l’été 2020, a expliqué à BetaKit que les restrictions sanitaires sur les visites de sites ont forcé une remise en question : la valeur ne résidait pas dans l’accès aux données, mais dans des renseignements utiles aux exploitants. L’entreprise a obtenu une ronde d’amorçage de 2,8 millions $ en 2021, a acquis l’année suivante Palifer, issue de Y Combinator et spécialisée dans le traitement automatique du langage naturel pour l’industrie, puis a adopté le nom Symx.ai en 2024.
Aujourd’hui, l’entreprise de 40 personnes vend une plateforme d’IA qui repère les problèmes d’entretien naissants et les inefficacités des camions, excavatrices, chargeuses, bouteurs, foreuses et niveleuses, afin de réduire les coûteux arrêts imprévus. Sa technologie est déployée sur 24 sites dans 14 pays, et Ash Agarwal estime que l’entente avec Yokohama devrait l’amener sur environ 45 nouveaux sites en moins d’un an, bien plus vite que la jeune pousse n’y parviendrait seule.
Ce que ça change concrètement
Pour les exploitants miniers, un fabricant de pneus qui intègre l’analytique prédictive à ses propres relations clients pourrait faire de l’IA de suivi de l’équipement un achat courant plutôt qu’un projet pilote distinct. Jonathan Loeffler, cofondateur d’Ascent, qui se joint au conseil, souligne que peu d’entreprises d’IA industrielle ont une technologie qui tourne jour après jour sur de vrais sites. L’entente s’ajoute à une série d’entreprises canadiennes d’IA qui trouvent leur croissance auprès de partenaires et de clients étrangers, comme lorsque Promise Robotics a décroché son premier constructeur résidentiel américain, tandis que le capital d’ici continue de se bâtir, du premier fonds d’Inovia consacré à l’IA aux programmes régionaux.
Ash Agarwal n’a dévoilé ni les revenus ni la valorisation, mais affirme que les ventes ont doublé d’une année à l’autre en 2026, devraient doubler de nouveau en 2027, et que l’entreprise est près du seuil de rentabilité et prévoit d’être rentable l’an prochain sans beaucoup grossir son équipe. Le prochain test : voir si le canal Yokohama livre ces 45 sites dans les délais.