Politiques publiques

Québec signe une entente exploratoire pour tester Cohere dans la fonction publique

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Québec signe une entente exploratoire pour tester Cohere dans la fonction publique

Le ministère de la Cybersécurité et du Numérique du Québec a signé un protocole d’entente exploratoire avec Cohere, l’entreprise de modèles dont le siège social est à Toronto et qui fournit déjà des outils à certaines composantes de la fonction publique fédérale. L’annonce de juin — et les ateliers qui se sont poursuivis jusqu’à la fin de l’été — compte pour les gestionnaires canadiens, car elle étend la posture « acheter canadien lorsque c’est possible » d’Ottawa à une capitale provinciale qui gère encore d’importants processus en français.

Classé dans la rubrique Politiques publiques et daté du 10 septembre 2026, ce point de presse d’AI4Canada considère le protocole comme une orientation, et non comme un contrat d’approvisionnement signé. Les responsables québécois insistent sur l’absence de tout engagement financier pour l’instant : l’entente couvre des échanges, des ateliers et des séances stratégiques sur la souveraineté numérique et l’intégration responsable. Cette prudence est délibérée après de coûteux dépassements liés à des logiciels en santé ailleurs dans la province.

Pourquoi c’est important : des ministères fédéraux sont déjà passés des notes de service aux licences — notamment l’entente CANChat de Services partagés Canada et le déploiement de North à Innovation, Sciences et Développement économique Canada. Une voie provinciale élargirait le marché public accessible aux fournisseurs canadiens et relèverait les exigences en matière de français et de résidence des données. Pour les ministères de la région de Québec et de Montréal, la question utile est de savoir quelles tâches administratives sont assez sûres pour un projet pilote avec journalisation et reprise en main humaine.

Ce que ça change concrètement

Québec signe une entente exploratoire pour tester Cohere dans la fonction publique — photo d’illustration

Une lecture posée pour les gestionnaires publics canadiens ressemble à ceci : recenser les tâches répétitives de rédaction et de recherche; confirmer que l’accès aux données est légal en vertu des règles provinciales sur la protection des renseignements personnels; désigner un responsable nommément; mener un projet pilote limité dans le temps; et publier à l’interne des mesures avant-après — échecs compris. Privilégiez les outils qui permettent l’exportation, les pistes d’audit et des solutions de repli hors ligne. Un atelier n’est pas une preuve qu’un outil est prêt pour la production.

Les travailleurs méritent aussi de la clarté. Les budgets de formation, la redéfinition des rôles et le droit de passer outre une suggestion déterminent si l’IA réduit la paperasse ou intensifie simplement la surveillance. Dans la fonction publique canadienne, la confiance s’effrite rapidement quand les outils semblent imposés. AI4Canada continuera d’insister sur ce point.

À surveiller : si Québec transforme les ateliers en appel d’offres concurrentiel; comment les liens de recherche montréalais de Cohere avec Mila se traduisent dans la performance en français québécois; et si d’autres provinces reprennent ce modèle exploratoire. Les lecteurs peuvent poursuivre sur la page d’accueil d’AI4Canada pour des histoires connexes, ou parcourir les nouvelles pour d’autres points de presse. Les suggestions et corrections sont les bienvenues aux coordonnées indiquées au bas du site.

En résumé : considérez cette mise à jour comme une orientation, pas comme une consigne. L’activité en IA dans le secteur public canadien est réelle, inégale et encore à ses débuts. Les organisations qui en profiteront le plus allieront curiosité et retenue — en testant des outils sur des problèmes canadiens qu’elles connaissent déjà, en mesurant honnêtement et en gardant des personnes responsables des résultats qui touchent les citoyens et les collègues.

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