Ottawa ajoute 500 millions à l’Initiative régionale d’IA, pour un total de 700 millions
Le Canada injecte encore 500 millions de dollars canadiens pour aider les entreprises à adopter l’intelligence artificielle et pour soutenir les firmes d’IA canadiennes qui veulent vendre leurs solutions, a indiqué Innovation, Sciences et Développement économique Canada le 13 octobre. Cette somme porte l’Initiative régionale d’intelligence artificielle à 700 millions de dollars sur cinq ans, dans le cadre de la stratégie fédérale AI for All lancée en juin.
Le ministre de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique, Evan Solomon, a présenté ce renfort autant comme un geste de souveraineté que de productivité. Les agences de développement régional dirigeront les fonds vers les entreprises qui veulent intégrer des outils d’IA, et vers les fournisseurs canadiens qui ont besoin de clients, de capital et d’une voie de croissance ici plutôt qu’à l’étranger. La santé et les sciences de la vie, l’énergie, le transport, l’agriculture, la fabrication et la robotique figurent parmi les priorités, avec d’autres forces régionales.
Selon les chiffres publiés avec l’annonce, l’initiative a déjà soutenu 218 projets depuis 2024, créant ou maintenant plus de 1 100 emplois et générant environ 1,77 dollar de levier pour chaque dollar approuvé. Les guichets restent ouverts région par région; dans le sud de l’Ontario, par exemple, les projets dont les coûts admissibles précèdent le 31 mars 2027 doivent être déposés d’ici le 24 novembre 2026, avec une fenêtre plus large jusqu’au 19 janvier 2027.
Ce que cela change concrètement
Cet argent n’est pas une subvention de recherche fondamentale. Il vise à réduire l’écart entre la force des laboratoires canadiens et l’usage commercial quotidien, un problème qui suit le secteur même quand des entreprises comme Cohere ouvrent un bureau à Ottawa pour courtiser les acheteurs fédéraux. Pendant ce temps, banques et superviseurs examinent un code de sécurité de l’IA pour les prêteurs, si bien que l’argent d’adoption et les règles de risque avancent en parallèle.
Pour les fondateurs, le test sera de savoir si les agences régionales peuvent aller aussi vite que le capital privé, et si les achats publics suivront le chèque. Le Conseil national sur l’intelligence artificielle a été créé pour orienter ce programme plus large; cette expansion lui donne un budget de terrain plus important.
À surveiller : quelles régions remplissent d’abord leurs enveloppes, si la santé et l’énergie dominent les premiers octrois, et si le total de 700 millions suffit à ancrer au Canada les entreprises d’IA en croissance.