Recherche

Le CIFAR nomme sept titulaires de chaires en IA, première cohorte sous AI for All

· Lecture de 6 min · Recherche

Le CIFAR nomme sept titulaires de chaires en IA, première cohorte sous AI for All

Le réseau canadien de recherche en IA s’est encore agrandi le 6 octobre. Le CIFAR, qui gère le programme des chaires en IA Canada-CIFAR, y a nommé sept chercheuses et chercheurs : six nouvelles nominations et un renouvellement. Cette cohorte est appuyée par près de 4,5 millions $ de financement total alloué par le gouvernement du Canada, selon l’annonce du CIFAR diffusée sur PressReleasePoint.

Le moment compte autant que la taille. Selon le CIFAR, il s’agit de la première cohorte annoncée depuis le lancement par Ottawa de sa stratégie AI for All (l’IA pour tous), et elle est financée dans le cadre de la phase II de la stratégie nationale en IA. Les nouveaux titulaires rejoignent les 149 déjà nommés dans les trois instituts nationaux d’IA : Amii à Edmonton, Mila à Montréal et l’Institut Vecteur à Toronto. Le CIFAR prévoit porter le programme à près de 200 chaires dans le cadre d’AI for All.

Cinq des sept sont rattachés à Mila. Felix Dangel, de l’Université Concordia, met au point des méthodes plus rapides et plus interprétables pour optimiser les réseaux de neurones. David Meger, de l’Université McGill, se concentre sur l’IA physique et les robots qui apprennent sur le terrain, tandis que sa collègue de McGill AJung Moon étudie l’éthique des robots et l’interaction humain-robot, dans le but de proposer des cadres de gouvernance concrets. Eva Portelance, de HEC Montréal, travaille au croisement de l’IA, de la linguistique et des sciences cognitives. Amir-massoud Farahmand, de Polytechnique Montréal, a été renouvelé pour ses recherches sur les agents qui continuent de s’améliorer en interagissant avec leur environnement. Du côté d’Amii, Martin Ester, de l’Université Simon Fraser, conçoit des agents d’IA scientifiques et des modèles moléculaires génératifs pour la médecine de précision, et Peter West, de l’Université de la Colombie-Britannique, étudie les limites des grands modèles de langage et de l’alignement par rétroaction humaine.

Ce que ça change concrètement

Le CIFAR nomme sept titulaires de chaires en IA, première cohorte sous AI for All — photo d’illustration

Les chaires sont le pari à long terme de la politique canadienne en IA : elles servent à garder au pays les chercheurs chevronnés et les étudiants qu’ils forment. Le CIFAR indique que le programme forme 250 stagiaires hautement qualifiés chaque année. « Ce groupe de chercheurs représente le talent exceptionnel qui soutient le leadership mondial du Canada en intelligence artificielle », a déclaré Elissa Strome, directrice générale de la Stratégie pancanadienne en matière d’IA au CIFAR (trad.).

Ces nominations s’ajoutent à une saison chargée pour l’investissement dans les talents, du programme de stages Mitacs AI Advantage de 162 millions $ aux 30 millions $ de l’Ontario pour l’Institut Vecteur. L’intérêt de la cohorte pour la robotique et la gouvernance rejoint aussi les questions de sécurité confiées au nouveau conseil national sur l’IA du premier ministre Mark Carney.

À surveiller : si la prochaine cohorte comprendra des chaires rattachées à l’Institut Vecteur, la vitesse à laquelle le programme approchera son objectif de 200 chaires, et si le financement d’AI for All permettra au Canada de rester concurrentiel auprès des chercheurs chevronnés.

← Retour à AI4Canada